

| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||






Le prophète Wovoda
A l'aube des années 1890, les Etats-Unis s'étendaient sur pratiquement l'ensemble de leur territoire actuel. Les troupeaux de bisons
avaient été décimés. Les Indiens, dont la plupart des grands chefs avaient péri, furent concentrés dans des "réserves", territoires concédés par les U.S.A. et constitués de mauvaises terres
dont personne ne voulait.
Peu avant, en 1888, un Indien Paiute, originaire de la région de Mason Valley (Nevada), se fit un nom : Wovoda.
L'Indien s'autoproclama Messie des tribus opprimées. Il promit la création prochaine d'une nouvelle terre dont le Blanc serait absent, ainsi que le retour des Indiens morts au combat et d'énormes troupeaux de bisons.
Dès le départ, la "religion" prêchée par Wovoda obtint une grande audience auprès des tribus soumises. Si le mouvement se voulait pacifique, Wovoda promit tout de même à ses fidèles des chemises sensées arrêter les balles des Blancs, et une immortalité assurée par une danse "sacrée" consistant à se tenir par la main et à tourner vers la gauche.
En 1889, les Démocrates remportèrent les élections U.S. Les anciens agents républicains furent donc remplacés par des inconnus, n'ayant souvent pour connaissance de la région que ce qu'ils avaient pu en lire dans la presse de l'Est.
A la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud, les responsables républicains avaient entretenu de bonnes relations avec les Sioux Ogalalas du chef Red Cloud. A son arrivée toutefois, le nouvel agent démocrate fut saisi de terreur à la vue des "Ghost Dancers", adeptes de Wovoda et jugea bon de réclamer des renforts à Washington.
La capitale fédérale envoya un général, Brooke, à la tête de solides troupes. Craignant les représailles, les "Ghost Dancers" s'enfuirent dans les Badlands, non sans avoir osé incendier leurs propres huttes. Ce fut là le seul dégât que causèrent ces "redoutables" mais des journalistes qui accompagnaient les militaires envoyèrent dans l'Est des récits de révoltes sanglantes.
A la réserve de Standing Rock, l'armée profita de la situation pour resserrer l'étau sur les Indiens. Le 15 décembre 1890, un détachement militaire fit irruption dans la hutte de Sitting Bull et le vieux chef fut tiré sans ménagement de son lit. Plusieurs Sioux se précipitèrent à la rescousse et une mêlée générale s'ensuivit, au cours de laquelle périrent 12 hommes, dont Sitting Bull lui même, tué d'un coup de baïonnette alors qu'il tentait "de s'échapper" selon une version officielle.