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  • : ALGOMA / La Vallée des Fleurs
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Je voulais donner quelque chose de mon passé à mon petit fils.  

Ainsi je l’ai emmené dans la forêt, dans un lieu tranquille.

Assis à mes pieds, il m’écoute lui dire la puissance qui est donnée à chaque créature.

Il ne bouge pas un muscle pendant que j’explique comment la forêt nous avait toujours fourni : nourriture, abri, confort, et croyances.

Quand je lui raconte comment le loup est devenu notre protecteur, et quand je lui dis que je lui chanterais le chant sacré du loup, il était très excité.

Loup.jpgImage offerte par Noreyett''s.blogspace.fr

Dans mon chant, j'implorais le loup de venir et de présider avec nous pendant que j’accomplis la cérémonie du loup pour que le lien entre mon petit fils et le loup soit éternel.

                                Je chantais 

Dans ma voix, l’espoir se répercutait dans chaque battement de coeur.

                                Je chantais

Dans mes mots étaient les pouvoirs hérités de mes ancêtres

                                Je chantais

Dans le creux de ma main se trouvait une graine de sapin : le chaînon de la création.

                                Je chantais 

Dans mes yeux étincelait l’amour.

                                Je chantais 

Et le chant flottait sur les rayons du soleil, d’arbre en arbre.

Quand j’eus finit, c’était comme si le monde entier écoutait avec nous pour entendre la réponse du loup.loup_.jpg

Nous avons attendu un long moment mais rien n’est venu.  

Je chantais à nouveau, humblement avec autant de conviction que je pouvais, jusqu’à ce que ma gorge me fasse mal et à en perdre la voix.

Soudain, j’ai réalisé pourquoi aucun loup n'avait entendu mon chant sacré.  

Il n’en restait plus ! Mon coeur s’envahit de larmes.  

Je ne pouvais  plus donner à mon petit fils la confiance du passé, de notre passé.

Et dans un murmure je lui dis : C’est fini !

Je pleurais en silence 

 
Tout est fini !                                              undefined

 

 
par Algoma publié dans : Légende
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Dans les temps anciens, il n'y avait aucune étoile. Il n'y avait que deux lunes et le Soleil. Un jeune garçon, appelé Petit Ours, vivait avec son grand-père, nommé Grand Ours, dans le monde céleste.

Les Anishinabes racontent cette légende à propos de Petit Ours. undefined
Une nuit, assis près du feu avec son grand-père, Petit Ours lui posa des questions à propos des deux lunes :
« Y a-t-il des gens qui vivent sur ces lunes? Et pourquoi avons-nous deux lunes alors qu'une seule suffit? » Le grand-père mit dans le feu une offrande de tabac que lui avait remise son petit-fils, pour honorer les esprits et leur manifester du respect. Il commença ensuite à instruire Petit Ours à propos des deux mondes qui possèdent chacun une lune : « Il y a longtemps, nous partagions le Soleil avec d'autres mondes, car tout était équitable et les gens vivaient en harmonie. Avec le temps, les choses commencèrent à changer et le diable conquit rapidement le monde. Les personnes bonnes fuirent et vinrent dans notre monde mais le diable les suivit. Il tentait de contrôler notre vie et notre monde, et notre peuple pria pour appeler le Créateur à l'aide. Le Créateur eut pitié de nous et renvoya le peuple du diable dans son monde, loin du Soleil. Il prit leur lune et les laissa dans l'obscurité. Le Créateur annonça ensuite à notre peuple qu'un jour viendrait un enfant qui aurait le pouvoir de faire de la place dans le ciel pour chacun de nous. Une fois accomplie sa tâche sur la Terre, l'enfant aurait une place particulière dans les cieux auprès de son père, Grand Ours »

Petit Ours était fasciné et ne pouvait pas oublier cette histoire. Une nuit, il fit un rêve à propos de son arc et de sa flèche, et ce rêve le perturba beaucoup. Le lendemain matin, Petit Ours demanda à son grand-père quelle était la signification de ce rêve.

Après un long silence, le grand-père dit enfin : « Noshins, tu dois te préparer à ce qui va t'arriver. Ni toi ni personne ne peut modifier ta destinée. »

Un jour, Petit Ours se sentit obligé d'aller sur la grosse colline située à l'extérieur du village. Prenant son arc et sa flèche, il embrassa son grand-père pour lui faire ses adieux et grimpa jusqu'au sommet de la colline. Se tenant bien droit, Petit Ours visa soigneusement la plus brillante des deux lunes. De toutes ses forces, il étira la corde de son arc le plus loin qu'il pouvait. Lorsqu'il relâcha, la flèche s'envola dans le ciel et atteignit la Lune. Il y eut une énorme explosion, et la Lune éclata comme du verre en millions de morceaux.
etoile_1.jpgPetit Ours fut frappé d'émerveillement lorsqu'il vit le ciel rempli de nouvelles étoiles. C'est à ce moment-là qu'il se rendit compte de la signification de son rêve. Pour une dernière fois, il regarda la cabane de son grand-père et murmura : « Adieu, Grand-père. »
L'excitation qu'il ressentait accélérait les battements de son coeur à mesure que son esprit montait dans le ciel vers les étoiles et son père.

La Martre et Petit Ours forment la Grande Ourse dans le ciel.

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par Algoma publié dans : Légende
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En ce temps là...

Il n'y avait que de l'eau à perte de vue où voguait un immense radeau, avec tous les animaux de la Terre...  Il y avait le grand lièvre qui détenait de merveilleux pouvoirs.  Pour remonter le moral des siens, il leur fit une promesse: «Si l'un de vous trouve une grain de sable, je créerai une terre où nous pourrons vivre à notre guise.»faucon.gif

Une terre ?  Tous se mirent à la recherche du précieux grain, si petit fut-il.  L'aigle tournoyait dans le ciel mais ne voyait rien.   Le castor, la loutre, le phoque, la baleine plongeaient tout à tour dans les eaux profondes mais ils refaisaient vite surface, épuisés.  C'est alors que discrètement, un petit rat d'eau s'élance à son tour et disparaît dans l'eau noire.   On attend en vain son retour...

Les jours, les nuits passent.  Tous sont désespérés.   Soudain, le gros corbeau s'écrie, du haut de sa vigie : « Là-bas! Là-bas! Le rat ! Le rat ! »  On pouvait apercevoir au loin, flottant sur le dos, le rat musqué, tout gonflé et gorgé d'eau.  Hissé à bord puis réanimé, les animaux formant un cercle autour de lui, le lièvre scrute les pattes fermées de l'animal. Il ne trouve rien dans la première, ni dans la seconde, ni dans la troisième hélas...  Au comble du désespoir, il ouvre la quatrième et trouve entre les griffes une toute petite perle ovée et luisante qu'il dépose dans le creux de sa main chaude.

Doucement le vent se lève.  Le lièvre balaie de son souffle sacré la perle qui s'anime, s'arrondit, gonfle, gonfle encore, crève puis éclôt. C'est alors que s'élèvent des montagnes, se creusent des vallées, coulent des rivières, se forment des lacs, surgissent les forêts.

Le radeau pénètre dans une grande baie d'eau salée parsemée de plusieurs îles. Tous sont charmés devant tant de beauté et de nouveauté.   Le corbeau et le renard, en tant qu'éclaireurs, explorent les lieux, l'un du haut des airs et l'autre à ras le sol.  À leur retour, ils annoncent qu'il y a de la place pour tous.  L'ours blanc se dirige vers le Grand Nord, le castor construit des barrages sur les ruisseaux,  l'oiseau fait son nid dans les branches et les roseaux, le renard creuse son terrier dans ce nouveau sol...couples.jpg

Par ailleurs, des animaux morts sur le radeau naissent les humains, ceux du clan du loup, de la tortue, de l'ours ou du chevreuil...  Chacun choisit son milieu de vie.  C'est depuis ce jour qu'il y a une terre habitée par des animaux, des hommes et des femmes de différentes races, vivant côte à côte, unis dans une parfaite harmonie

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par Algoma publié dans : Légende
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Wappee.gifWappee était le fils du chef de la tribu des Pieds Noirs. Estimé de tous, il vivait paisiblement entouré des siens. N’ayant peur de rien, à l’abri des intempéries et des bêtes féroces dans le grand tipi, il grandissait en sagesse tout en suivant attentivement les enseignements de son père.
Quand Wappee eut douze ans, son père le fit venir.

   " Mon fils, le temps est venu pour toi de devenir un homme. Un jour, si les Esprits le veulent, tu seras le chef. Pour cela, tu dois te montrer à la hauteur de ton peuple. Tu dois partir dans les collines. Tu reviendras dans cinq nuits. Alors, peut-être seras-tu devenu un homme libre, capable de conduire les tiens"
 
Wappee quitta la tribu le soir même et se dirigea vers les montagnes. Il s’installa sur le sommet de la plus haute colline. Seul avec les étoiles, il se sentit libre, prêt à affronter tous les obstacles.riviere.jpg
 

Au matin, Wappee se leva, le cœur léger. C’était une belle journée de printemps. La neige fondait lentement sous le chaud soleil.

Wappee s’assit et médita sur son avenir. Il devait attendre qu’un Esprit bienveillant lui montre, par le biais du rêve, le chemin qui le mènerait de l’enfance vers l’âge adulte. Mais le jour progressait et Wappee ne voyait toujours rien.

Aucune vision, ni âme qui vive, ne venait troubler le silence qui l’entourait. Très vite, la solitude et la peur s’emparèrent de lui.

Le soir venu, il s’allongea à nouveau dans l’espoir d’avoir une vision. Mais rien ne vint.
 

Le lendemain se passa en tous points comme la veille. La journée chaude étala les couleurs de l’aube jusqu’au crépuscule pour se fondre ensuite dans la pénombre de la nuit. Wappee ne bougea pas.

Il ne lui restait maintenant que trois nuits avant de retourner chez son père pour lui annoncer qu’il n’était pas devenu un homme, mais qu’il était un lâche.

Le Grand Esprit ne lui avait pas permis de faire le rêve. Plus le temps passait, plus Wappee ressentait la douleur de l’échec. 

Le matin suivant, alors qu’il observait les couleurs du soleil levant, il aperçut une petite fleur aussi blanche que la neige, qui reposait à ses côtés.

undefinedLa fleur ouvrait grand ses pétales pour y laisser entrer le soleil. Elle se balança lentement dans sa direction jusqu’à ce que son esprit troublé fut calmé par la vue des montagnes bleues et de l’herbe verte des prés.

 

 Assis non loin de la fleur, Wappee observa les corbeaux et écouta le bruit du vent. Le jour baissait. La montagne devint rose, puis magenta. Bientôt le soleil disparut, laissant place à l’obscurité.

 Mais cette fois, Wappee ne se sentait plus seul. Il avait maintenant une amie :  

"Petite sœur, dit-il, toi si fragile, que fais-tu dans cet endroit froid et venteux ? Je vais me coucher près de toi pour te réchauffer. Mais je ne veux pas t’écraser"

Et pendant qu’une partie de son esprit se reposait l’autre partie veillait sur la petite fleur blanche.

 Lorsque la nuit se prépara à rencontrer le jour, la fleur parla :  

'Écoute, Wappee. Hier, tu étais triste car tu ne connaissais pas la peur. Celui qui ne connaît pas la peur est fragile. L’homme sage apprend à vivre avec elle" fleur075.gif

 

Le jeune indien, surpris, s’approcha de la fleur pour mieux l’entendre. Mais la fleur se tût, en se balançant au gré du vent.

Toute la journée, Wappee ne cessait de penser à ce que la fleur lui avait dit.
 

La nuit suivante, il protégea encore la petite fleur avec son manteau de fourrure. Puis, à l’aube, la fleur parla :  

 "Tu as bon cœur, Wappee. Tu iras loin" 

Puis, elle se tût jusqu’à la nuit suivante. Au lever du jour, elle dit encore :  

  "La sagesse et un coeur bon sont les qualités d’un grand chef. Si tu as des difficultés, reviens vers les collines, elles t’apporteront la paix et la chaleur"
 

Puis Wappee s’endormit paisiblement. Son sommeil fut peuplé de visions : devenu chef de sa tribu, il la vit heureuse et prospère.

Il était maintenant temps pour Wappee de retourner vers les siens. Cependant, avant de partir, il dit à la fleur :

" Petite sœur, pendant trois nuits, tu m’as consolé de ma solitude, tu m’as aidé à avoir des visions. Demande-moi ce que tu veux et j’irai voir le Grand Esprit pour qu’il exauce tes vœux"

La petite fleur répondit :  

"Wappee, demande au Grand Esprit de m’habiller de bleu et de violet, comme les montagnes, afin que les hommes puissent me voir et me tenir en compagnie, un petit soleil doré que je garderai tout au fond de mon cœur pour me consoler les jours de pluie, un manteau chaud pour que je puisse faire face au vent froid qui souffle et à la neige qui fond. Ainsi, j’apporterai confort et espérance à tous les hommes"

Le Grand Esprit, qui avait entendu cette conversation fut sincèrement touché par la bonté de Wappee envers la fleur aussi, répondit-il aux souhaits de ce dernier. 

La petite fleur blanche devint alors bleue et violette avec au centre un cœur chaud et doré, enveloppé d’un manteau de verdure. Cette petite fleur s’appelle le crocus des prairies.embleme-du-Manitoba.JPG

Les hommes admirent sa force et sa fragilité, ses couleurs et sa chaleur. Elle est aujourd’hui l’emblème floral du Manitoba.  

 
 
par Algoma publié dans : Légende
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Iduga, jeune chasseur de la tribu Sénecas, avait deux chiens, comme lui bons chasseurs. Aussi Iduga les aimait-il et en était fier. Les chiens, de leur coté, savaient apprécier leur maître et sa bonté pour eux.

Un jour d’hiver ils partirent tous les trois vers le nord, afin d’aller chasser. Après une longue marche, ils dressèrent leur campement dans une forêt. La chasse promettait d’être fructueuse : pendant trois jours, Iduga tua plus de gibier qu’il n’en avait jamais tué à lui seul dans aucune de ses expéditions. 

 

 

Il se reposait le soir du troisième jour lorsque, tout d’un coup, ses chiens se mirent à aboyer et quittant le campement, coururent à perdre haleine dans la direction du lac. Induga les suivit une torche à la main. 

Après s’être arrêté un instant au pied de l’arbre, l’un des chiens revint vers sont maître et lui dit :

« Frère, nous allons peut être mourir ce soir. Il y a la bas un animal étrange et tel que nous n’en avons jamais vu de semblable »
 
En effet, arrivé a peu de distance d’un grand sapin, Iduga vit, tout au sommet de l’arbre, éclairée par la lune, une forme qui lui sembla terrifiante.
L’homme distingua nettement une tête où brillaient d’énormes yeux phosphorescents un mufle hideux garni de longue dents aigues et il entendit un grognement lugubre.
 
« Laissons le, retournons au campement, nous verrons demain ce que nous pourront faire » Leur dit il.
   Les chiens le suivirent, mais ils dirent :
 
« Frère, demain il sera trop tard. Nous allons être attaqués cette nuit. Peut être ne pourrons nous pas nous défendre contre cet animal aux griffes énormes. Il vous faut chercher du renfort au village. Courrez y vite. Ne prenez avec vous ni torche, ni flèche, qui gêneraient votre course. Nous vous protégerons et pour cela, nous nous ferons tuer s’il le faut »
 
Et le Séneca, comprenant que ses chiens avaient raison, suivit leur conseil. Jetant au loin sa torche, il se à courir de toutes ces forces. Il courait depuis un bon moment, lorsqu’il fut rattrapé par l’un des chiens.
 

«  L’animal est sur votre piste, nous allons essayer de lui tenir tête jusqu'à ce que vous soyez en sûreté. Coures plus vite » dit-il.

Iduga essaya d’aller plus vite encore. Les rugissements se rapprochaient de lui. Bientôt, les furieux aboiements des chiens indiquèrent que la lutte avait commencé.
 

A un moment, il lui sembla que l’avait dû se libérer et se mettre à sa poursuite, car il l’entendait nettement de nouveau.

Les chiens rejoignirent sans doute le monstre, car leurs aboiements devinrent féroces, acharnés, désespérés même ; puis tout à coup, l’un des chiens se tut. Iduga comprit qu’il avait succombé et voulut essayer de sauver son compagnon en arrivant, avec ses amis, à temps pour le défendre. Cette pensé lui donna l’énergie nécessaire pour continuer de courir et pour courir plus vite encore.
 

 Enfin ; il vit le feu du village briller dans le lointain. Il appela à l’aide et tomba épuisé, incapable d’expliquer ce qui était arrivé.

Lorsqu’il revint à lui, ses amis se mirent à la recherche de la bête féroce afin de l’abattre. Il leur fut impossible de retrouver sa piste, mais les traces du combat étaient visibles et sur le sol, à l’endroit où ils avaient désespérément lutté, gisaient les ossements des deux braves chiens, morts pour que leur maître eût la vie sauve.CIMG0024.JPG                                                                  Photo Arri

C’est depuis ce temps là que les Sénecas honorent les chiens et les reconnaissent comme les meilleurs amis de l’homme.

par Algoma publié dans : Légende
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C'était dans le temps d'avant. 

Unktehi, le monstre qui vit dans l'eau, provoqua une gigantesque inondation en se battant contre les hommes.

Wanka Tanka, le Grand Esprit, laissa faire.

On ne sait pourquoi.

Tout fut submergé excepté une colline (celle qui se trouve près de la carrière où la communauté de la grand-mère indienne qui raconta cette histoire, fabrique les pipes sacrées). 

Les hommes s'y réfugièrent donc. Mais ça ne dura pas, les eaux montèrent encore jusqu'à recouvrir la colline. Les rochers et les pics se renversèrent sur les hommes. Tous périrent et leur sang se coagula en une grande mare. 

C'est pourquoi ces lieux sont le tombeau des ancêtres de cette communauté.

Au cours de la catastrophe, Unktehi fut changé en pierre. C'est peut-être la punition du Grand-père Esprit pour avoir provoqué cette catastrophe. Les os d'Unktehi sont dans les Badlands. 
Son dos forme une longue crête et on peut voir ses vertèbres sur un rang de rochers rouges et jaunes.
Donc, tous périrent sauf une jeune fille qui était très belle. Elle fut sauvée par le grand aigle Wanblee Galeshka. Juste au moment où les eaux allaient la recouvrir, il avait volé vers elle pour qu'elle s'accroche à ses pattes. 

Il la déposa à son repaire, sur la cime d'un grand arbre qui se trouvait sur le plus haut sommet des Black Hills. C'était le seul endroit épargné par l'inondation. Aujourd'hui ce lieu est sacré.
La jeune fille resta ave l'aigle Wanblee qui en fit sa femme.couple.jpg Il faut dire qu'à cette époque, ces choses-là étaient possibles parce que les hommes et les animaux étaient bien plus proches qu'ils ne le sont aujourd'hui. 

La jeune fille donna à son époux aigle deux jumeaux, un garçon et une fille, qui naquirent au sommet de cette montagne. De nouveau il y avait des hommes sur terre.
Quand les eaux se retirèrent, Wanblee descendit sa petite famille sur la terre                                                (image offerte par Petite Fleur)                                                   en leur demandant de former une nation puissante, la Oyate Lakota.

Les enfants grandirent, qui firent à leur tour des enfants ainsi de suite. Une nation était née, descendant de l'aigle.

Voilà pourquoi les Sioux portent une plume d'aigle
D'après une légende qui fut racontée par Lame Deer,
une grand-mère Santee (Winner,Dakota du Sud)

par Algoma publié dans : Légende
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