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La Hutte de Sudation est un rituel très important, se déroulant dans une hutte traditionnelle dans laquelle nous purifions notre corps, nos émotions et notre mental. C'est aussi un moment de partage et de reconnaissance de notre terre mère et de tous les êtres. On en ressort à la fois épuisé et tout neuf. Utilisée principalement pour la prière en commun, mais peut aussi servir aux rites de guérison, de la purification des âmes, le jeûne, et comme rituel pour obtenir la vision. Suer permet d’expulser les toxines et maladies. La¨sweat lodge¨ représente également le ¨ventre de la maman¨

 

Hutte-de-suadation.jpg La loge très souvent en forme d'un igloo d’à peu près 1,50 m de haut. Celle-ci est construite rapidement grâce à des branches de saule recourbées et recouvert de peaux et de couverture.

 

La nuit venue, le Gardien du Feu fait chauffer les pierres que chaque participant a choisies. On rentre ensuite les 4 premières pierres sous la loge.

 

Elle représente les quatre directions sacrées. L'Ancien asperge les pierres d'eau et de certains secrets. Après un certain temps, l'Ancien allume un calumet. C'est alors que les participants à la loge témoignent de sa force.

 

La loge n'est pas immédiatement démontée, souvent on la garde pour une autre cérémonie.


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Par Algoma - Publié dans : Traditions
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Par Algoma - Publié dans : Musik
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Wappee.gif Wappee était le fils du chef de la tribu des Pieds Noirs. Estimé de tous, il vivait paisiblement entouré des siens. N’ayant peur de rien, à l’abri des intempéries et des bêtes féroces dans le grand tipi, il grandissait en sagesse tout en suivant attentivement les enseignements de son père.
Quand Wappee eut douze ans, son père le fit venir.

   " Mon fils, le temps est venu pour toi de devenir un homme. Un jour, si les Esprits le veulent, tu seras le chef. Pour cela, tu dois te montrer à la hauteur de ton peuple. Tu dois partir dans les collines. Tu reviendras dans cinq nuits. Alors, peut-être seras-tu devenu un homme libre, capable de conduire les tiens"
 
Wappee quitta la tribu le soir même et se dirigea vers les montagnes. Il s’installa sur le sommet de la plus haute colline. Seul avec les étoiles, il se sentit libre, prêt à affronter tous les obstacles. riviere.jpg
 

Au matin, Wappee se leva, le cœur léger. C’était une belle journée de printemps. La neige fondait lentement sous le chaud soleil.

Wappee s’assit et médita sur son avenir. Il devait attendre qu’un Esprit bienveillant lui montre, par le biais du rêve, le chemin qui le mènerait de l’enfance vers l’âge adulte. Mais le jour progressait et Wappee ne voyait toujours rien.

Aucune vision, ni âme qui vive, ne venait troubler le silence qui l’entourait. Très vite, la solitude et la peur s’emparèrent de lui.

Le soir venu, il s’allongea à nouveau dans l’espoir d’avoir une vision. Mais rien ne vint.
 

Le lendemain se passa en tous points comme la veille. La journée chaude étala les couleurs de l’aube jusqu’au crépuscule pour se fondre ensuite dans la pénombre de la nuit. Wappee ne bougea pas.

Il ne lui restait maintenant que trois nuits avant de retourner chez son père pour lui annoncer qu’il n’était pas devenu un homme, mais qu’il était un lâche.

Le Grand Esprit ne lui avait pas permis de faire le rêve. Plus le temps passait, plus Wappee ressentait la douleur de l’échec. 

Le matin suivant, alors qu’il observait les couleurs du soleil levant, il aperçut une petite fleur aussi blanche que la neige, qui reposait à ses côtés.

undefined La fleur ouvrait grand ses pétales pour y laisser entrer le soleil. Elle se balança lentement dans sa direction jusqu’à ce que son esprit troublé fut calmé par la vue des montagnes bleues et de l’herbe verte des prés.

 

 Assis non loin de la fleur, Wappee observa les corbeaux et écouta le bruit du vent. Le jour baissait. La montagne devint rose, puis magenta. Bientôt le soleil disparut, laissant place à l’obscurité.

 Mais cette fois, Wappee ne se sentait plus seul. Il avait maintenant une amie :  

"Petite sœur, dit-il, toi si fragile, que fais-tu dans cet endroit froid et venteux ? Je vais me coucher près de toi pour te réchauffer. Mais je ne veux pas t’écraser"

Et pendant qu’une partie de son esprit se reposait l’autre partie veillait sur la petite fleur blanche.

 Lorsque la nuit se prépara à rencontrer le jour, la fleur parla :  

'Écoute, Wappee. Hier, tu étais triste car tu ne connaissais pas la peur. Celui qui ne connaît pas la peur est fragile. L’homme sage apprend à vivre avec elle"  fleur075.gif

 

Le jeune indien, surpris, s’approcha de la fleur pour mieux l’entendre. Mais la fleur se tût, en se balançant au gré du vent.

Toute la journée, Wappee ne cessait de penser à ce que la fleur lui avait dit.
 

La nuit suivante, il protégea encore la petite fleur avec son manteau de fourrure. Puis, à l’aube, la fleur parla :  

 "Tu as bon cœur, Wappee. Tu iras loin" 

Puis, elle se tût jusqu’à la nuit suivante. Au lever du jour, elle dit encore :  

  "La sagesse et un coeur bon sont les qualités d’un grand chef. Si tu as des difficultés, reviens vers les collines, elles t’apporteront la paix et la chaleur"
 

Puis Wappee s’endormit paisiblement. Son sommeil fut peuplé de visions : devenu chef de sa tribu, il la vit heureuse et prospère.

Il était maintenant temps pour Wappee de retourner vers les siens. Cependant, avant de partir, il dit à la fleur :

" Petite sœur, pendant trois nuits, tu m’as consolé de ma solitude, tu m’as aidé à avoir des visions. Demande-moi ce que tu veux et j’irai voir le Grand Esprit pour qu’il exauce tes vœux"

La petite fleur répondit :  

"Wappee, demande au Grand Esprit de m’habiller de bleu et de violet, comme les montagnes, afin que les hommes puissent me voir et me tenir en compagnie, un petit soleil doré que je garderai tout au fond de mon cœur pour me consoler les jours de pluie, un manteau chaud pour que je puisse faire face au vent froid qui souffle et à la neige qui fond. Ainsi, j’apporterai confort et espérance à tous les hommes"

Le Grand Esprit, qui avait entendu cette conversation fut sincèrement touché par la bonté de Wappee envers la fleur aussi, répondit-il aux souhaits de ce dernier. 

La petite fleur blanche devint alors bleue et violette avec au centre un cœur chaud et doré, enveloppé d’un manteau de verdure. Cette petite fleur s’appelle le crocus des prairies. embleme-du-Manitoba.JPG

Les hommes admirent sa force et sa fragilité, ses couleurs et sa chaleur. Elle est aujourd’hui l’emblème floral du Manitoba.  

 
 
Par Algoma - Publié dans : Légende
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Dans la tradition amérindienne, le Peuple d'Origine était unifié par l'influence de la Terre Mère. Cela amenait chacun à :

* Honorer et rendre grâce au Grand Esprit, à la Source Suprême de toute Vie.

* Établir un Système de Clan qui assurait l'unité familiale, la stabilité, l'intégrité dans le corps, le coeur, la pensée et l'esprit.

* Appartenir à la famille de la Terre Mère ce qui établissait l'identité du Soi à travers la Loi Terre

* Partager les dons de la Terre Mère avec toutes les créatures vivantes

* Faire et respecter l'engagement de favoriser l'estime de soi et les relations de choix

* Établir un code et un credo d'état de conscience de soi pour favoriser la croissance personnelle à travers l'Amour et la Vérité pour assurer la paix.

Cette enseignement se transmettait d'une génération à l'autre à travers les traditions orales : cérémonies, chant, danse, art, langue et coutumes de tous les jours, en les vivant chaque jour.

C'est autour des feux, le Feu du Conseil, que le peuple apprit que leur connexion Terre favorisait le développement de la Sagesse, la mise en marche dans l'action de prophétie et de philosophie. Les enseignants exprimaient différents rôles à travers différents visages pour le bénéfice de leur croissance.

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Les traditions étaient supportées par :

* les Aînés qui enseignaient le quotidien de la vie,

* les Gardiens de la Pipe qui dirigeait les Cérémonies,

* les Clans Mères qui perpétuaient les Codes Moraux de Vérité

* les Chefs qui représentaient le peuple au Conseil,

* les Sachems qui étaient les enseignants spirituels,

* les Conteurs qui perpétuaient les légendes d'Amour, de Vérité et de Paix comme outils d'enseignements,

* les Sages qui étaient des historiens et des gardiens de la Mémoire,

* Les Hommes/Femmes Médecine qui étaient les herboristes. Ils aidaient les gens à maintenir le corps en harmonie, les pensées saines et l'esprit pur.

Cette façon de vivre a assuré une structure sociale d'interrelation qui a survécu jusqu'à nos jours.

La Spiritualité occupait une très grande place dans la vie de toutes les tribus amérindiennes. Ils croient qu’une Puissant, appelé Grand Esprit, habite toute les choses de la Vie (plantes, animaux, herbes..).

Ils vivaient selon 3 pratiques importantes dans leur vie de tous les jours : les mythes, les croyances et les légendes.

Pour les amérindiens, la vénération de la nature occupait une place primordiale dans la vie spirituelle. Elle écoute, comprend et respecte les innombrables Esprits de la nature. Ils ont toujours une spiritualité bien vivante qui repose sur la Communication Profonde de l’être humain avec les différents aspects de la Vie animale, la Nature et la Terre Mère. undefined

- Publié dans : Traditions
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Entièrement  fait au pastel à l'huile
Par Algoma - Publié dans : Mes dessins
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La terre n'appartient pas à l'homme

C'est l'homme qui appartient à la terre

La terre est donc notre mère à tous.

 

SEATTLE, chef des Indiens Dwamish, en 1854, au Président des USA

Par Algoma - Publié dans : Parole indienne
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